(Suite 1)

 

 

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L’EGLiSE & LE CLOCHER DECRiTS PAR JEAN SECRET AU XXème S.

 

            L’origine de l’abbaye bénédictine remonte légendairement à Charlemagne qui aurait apporté dans ces lieux les reliques de l’un des saints Innocents.

 

            L’église abbatiale est de plan rectangulaire.  La nef de deux travées, voûtée de coupoles au milieu du XIIème s., a été revoûtée d’ogives à liernes à une date inconnue. Les retombées de ces voûtes angevines, très bombées, se font sur des piles romanes à chapiteaux sculptés très influencés par l’Angoumois.  Des baies encadrées de colonnes logées dans une encoche des piédroits, éclairent ces travées. La travée de chœur, de l’extrême début du XIIIème s., voûtée de voûtes angevines, est éclairée par sept baies dont les voussures brisées sont ornées de tores qui retombent sur des colonnettes de même section.  Il en est de même pour la voûte plein-cintre à remplage cruciforme, qui est percée au-dessus du triplet du chevet, ainsi que pour la baie du mur occidental, percée au-dessus d’un portail gothique.  Tout le voûtement de l’église a été relancé au XIXème s. après une étude d’Abadie, déclenchée par les observations et les rapports de Mérimée et de Viollet-le-Duc.

             Le clocher, classé Monument historique en 184o, est bâti sur une falaise qui domine l’église au nord.  Ce clocher, célèbre par ses gables, est d’un dessin complexe.  Violet-le-Duc en a donné des coupes et élévations qui aident à comprendre son économie.  En coupe, il présente une salle basse voûtée d’une coupole, et une salle haute dont l’évidement se rétrécit régulièrement jusqu’à la pyramide terminale.  En élévation, sept retraites successives sont soulignées par des bandeaux chanfreinés ou des corniches.

             Nous examinerons tout d’abord l’extérieur du clocher qui paraît divisé en cinq étages.  Le plus bas, celui qui correspond à la salle basse de la coupole, est peu visible et il est nu, ses arcades ayant été obturées.   Le second présente, sur ses faces est, sud et ouest, deux arcs d’applique plein-cintre retombant sur des piédroits formant contre-forts et dont la naissance est soulignée par un bandeau chanfreiné.  Chacun de ces arcs encadre un jumelage de baies dont les colonnes ont de gros chapiteaux sculptés.  Le troisième étage est celui des gables aigus qui, sur trois faces (est, sud, ouest), servent de tas de charge au-dessus de trois baies à angles vifs.  Cet étage se subdivise en deux au moyen d’un bandeau ;  la pointe des gables empiète sur le quatrième étage.  Celui-ci, souligné par une corniche à modillons, présente sur ses quatre faces un demi-étage de quatre baies géminées supportées par des colonnettes à chapiteaux sculptés et un autre demi-étage de baies semblables mais plus petites.  Toutes ces baies sont en plein-cintre ;  dans le second demi-étage les tailloirs des chapiteaux se poursuivent en bandeau autour du clocher.  La couverture de pierre est une pyramide à qua-tre pans :  elle est soulignée par une corniche à modillons, avec, aux angles, des sortes d’acrotères en bec d’aigle.

             A l’intérieur du clocher, nous étudierons d’abord la chambre à coupole.  Sur un rectangle de 6 m o5 x 6 m 8o, on a  monté, au milieu de chacun des côtés, un contrefort massif devant lequel étaient autrefois cantonnées des colonnes de marbre rouge foncé, presque noir.  De ces colonnes, seule subsiste celle de l’est.  Tronconique, ayant 5o cm de diamètre moyen, elle porte un chapiteau de calcaire très écrasé et très évasé, sculpté de palmettes, celles des angles s’élargissant en corolle ;  l’astragale torique, très maigre, est taillée dans le chapiteau.  Si la colonne peut être un remploi de l’époque mérovingienne, le chapiteau pourrait bien dater de l’époque carolingienne et il n’est pas sans évoquer ceux de la crypte de Jouarre.  Le tailloir, réservé dans une assise différente et gauchement posé sur le chapiteau est une épaisse tablette, très débordante, gravée de  deux stries à la partie inférieure.  Au nord, le mur est partiellement constitué par le rocher ;  sur les trois autres côtés, des jumelages d’arcs d’applique plein-cintre ont été aveuglés, puis percés de trous de tir.  Le voûtement de cette salle est d’un type unique.  On a lancé aux angles des arcs surbaissés, reliant les contreforts, déterminant ainsi, empiriquement et approximativement, un cercle régularisé par des esquisses de pendentifs.  A partir de ce cercle naît, sans retraite ni bandeau, une coupole de 23 assises de petit appareil irrégulier.

             La chambre des cloches n’est recoupée que par un plancher à la base du beffroi.  Elle compte en vérité quatre étages.  Le premier comporte, sur chacune des faces est, sud, ouest, deux arcs d’applique retombant sur des pilastres et encadrant des jumelages de baies dont les piédroits ou les colonnes ont des chapiteaux.  Le deuxième étage est percé, sur les mêmes faces, de trois baies ouvertes à la base des gables ;  leurs piédroits sont nus.  Le troisième étage est orné, sur ses quatre faces, de deux arcs d’applique encadrant des jumelages de baies (colonnes à chapiteaux grossièrement épannelés).  Le quatrième étage porte sur ses quatre faces quatre baies réparties en deux jumelages (chapiteaux à peine épannelés également).  Enfin, au-dessus, on voit l’intrados de la pyramide de pierre couvrant la salle des cloches.  En examinant celle-ci, on comprend l’économie générale - au demeurant fort habile - du clocher.  Si l’extérieur comporte sept retraites successives en escalier, l’intérieur se rétrécit d’une façon presque continue par des glacis de maçonnerie en surplomb, ce qui explique la fonction des gables comme tas de charge.

             La sculpture des chapiteaux.   Une première série est constituée par les quinze gros chapiteaux du premier étage de la chambre des  cloches.  Tous ont un volumineux tailloir de 37 centimètres dont la tranche verticale mesure 22 centimètres, et le chanfrein, souvent gravé de stries, quinze centimètres.  Les corbeilles, très lourdes, dessinent deux éléments :  un dé aux faces verticales (2o centimètres) et une partie tronconique (32 centimètres).  Les dés sont frustes ou sculptés de rosaces inscrites dans des rectangles, de petits arcs, de dents d’engrenage, d’entrelacs.  Les parties évasées sont frustes ou sculptées de six rosaces de huit feuilles, d’entrelacs, de petits arcs (deux ou quatre sur chaque face), de stries grossières, de palmettes plates, de quatre-feuilles recoupés par un cercle ;  parfois l’épannelage n’a pas distingué le dé de l’évasement.  Quant aux astragales, ils sont toriques, certains sont torsadés.  Cette sculpture est encore barbare :  tantôt elle est traitée en méplat, tantôt elle taille profondément par grosses masse des stries vigoureuses mais monotones.  Les chapiteaux les plus fins sont ceux qui sont sculptés d’entrelacs carolingiens, joliment composés, avec un certain géométrisme, mais aussi avec une certaine souplesse.  Les bases sont des socles carrés, talutés, avec des esquisses de crochets ou de griffes ;  toutes sont très épaufrées.

             Quant aux chapiteaux des deux étages supérieurs des baies géminées (il y en a seize environ), peu visibles, ils ont des tailloirs épais, des corbeilles grossièrement épannelées et gravées de stries profondes.  On n’y distingue ni dé ni évasement ;  ils n’ont pas d’astragales.

             Tel est ce clocher, l’un des plus remarquables du Périgord.  Les archéologues s’accordent à le dater du milieu du XIème siècle.  Nous serions tentés de repousser au début de ce siècle la construction de sa base, notamment de la coupole inférieure, si archaïque.  On sait que la formule des gables a été imitée à Uzerche, à Saint-Léonard, à Saint-Junien, au Puy.  Quant à Saint-Martial de Limoges, qui avait un clocher de ce type, on ne sait si celui-ci était antérieur ou  ou postérieur à celui de Brantôme.

Jean SECRET,  Périgord roman, in Zodiaque, coll. La nuit des temps, La Pierre-qui-Vire, 1968, pp. 45-5o & pll. 7-13.

 

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LE CLOCHER, DECRiT PAR L’ABBE PRADiER AU XIXème S.

(après la restauration d’Abadie)

 

            La visite du clocher s’impose au touriste comme à l’archéologue.  Demandez le sacristain :  c’est lui qui a la clef.  Un escalier en spirale, pratiqué, en 148o, dans l’épaisseur du mur de façade de l’église, et qui règne dans toute la hauteur de ce mur jusqu’à l’entablement, conduit à cette tour curieuse. Sa forme, son genre d’architecture, son antiquité et les vieux souvenirs qu’elle évoque la rendent infiniment remarquable.  Large de dix mètres à sa base, elle s’élève par retraite d’une manière pyramidale et se compose de quatre étages et d’un soubassement.

             Pénétrez dans la crypte :  vous y verrez  les arcs de décharge qui forment le soubas-sement appuyé en partie sur le rocher.  Ce soubassement n’a que le caractère de la solidité ;  aucun ornement n’en relève la construction, pas plus que celle de la face qui regarde la colline.  Deux fenêtres étroites éclairent l’intérieur, couronné d’une coupole byzantine que supportent quatre pendentifs.  Ces pendentifs reposaient primitivement sur quatre piliers et quatre colonnes accouplés. Trois colonnes ayant disparu, on a grossièrement renforcé les piliers qu’elles soulageaient.  La colonne qui reste est en marbre rouge ;  son chapiteau dégradé n’offre plus qu’un fleuron.

Une porte, aujourd’hui murée, communiquant avec l’escalier du bâtiment voisin, donnait accès dans la crypte, où descendaient, par d’étroites ouvertures pratiquées dans la coupole, les câbles de la sonnerie des cloches.  

            A partir du premier étage, l’ordonnance du clocher perd de sa rudesse :  quelques ornements modifient sa sévérité.  Chaque face de ce premier étage présente deux arcades de grande dimension divisées chacune en deux petites arcades dont la retombée repose sur une colonne et sur deux pilastres.  Un bandeau coupe la monotonie des lignes et motive le deuxième étage.

             On constate que l’architecte multiplie ses efforts pour donner à son œuvre plus d’intérêt et rendre son aspect plus imposant.  L’imposte de l’arcade pratiquée dans chacune des faces de ce deuxième étage supporte un fronton très aigu, svelte et gracieux, qui s’élève jusqu’à la base du dernier rang d’arcades, et dont le centre dessine en relief une croix grecque, encadrée d’ornements circulaires.

Ces grands pignons, d’après Viollet-Leduc, ont pour but d’épauler les faces des étages supérieurs, qui sont assez minces, et dont les angles sont renforcés par de petits contreforts.

             Dans les deux deniers étages, la composition se complique encore :  huit arcades, entrecoupées à l’intérieur par d’autres arcades plus petites et dont les pieds-droits affectent la forme pyramidale, servent de base aux murs du clocher.  Ces murs, verticaux à l’extérieur, s’inclinent intérieurement jusqu’à l’étage supérieur.  Au-dessus du troisième bandeau, seize petites arcades, admirable par la pureté de leurs cintres, sont supportées par huit colonnes dont les chapiteaux sont inachevés. 

« Suivant un usage fort ancien qui appartient au Quercy, et que nous voyons encore adopté aujourd’hui dans les constructions particulières, la pyramide à base carrée qui couronne la tour est bâtie en petits moellons, bien que le clocher soit tout entier construit en pierres de taille d’appareil. »1  Son emplacement mérite d’attirer l’attention du visiteur.  Bâti à côté de l’église, il repose sur un rocher coupé à pic.  Sa hauteur réelle n’est que de trente mètres ;  mais, s’appropriant celle du rocher qui lui sert de base, de loin on le croirait deux fois plus élevé.  Ses fondements sont presque de niveau avec l’entablement de l’église, et sa  façade est sur la ligne même du grand portail.

            Isolé autrefois des bâtiments du monastère et sans communication directe avec la ville, on n’y abordait que par de longs détours.  C’était une combinaison de sage économie et une pensée d’admirable prévoyance :  l’édifice atteignait à moins de frais la hauteur que l’œil pouvait désirer, et son isolement le prémunissait contre les dangers d’un incendie, la fureur momentanée d’une émeute, la rage dévastatrice des hordes barbares, contre l’horrible représaille des divers partis, alternativement vaincus ou vainqueurs.  Jamais, d’ailleurs, emplacement ne favorisa mieux l’effet magique du son des cloches.

             Deux ponts donnaient accès, l’un dans le couvent, l’autre sur les voûtes de l’église.  Ce dernier n’existe plus, et la porte de la tour qui était ouverte sur la montagne est maintenant bouchée.

             A quelle époque remonte ce clocher ?  La tradition et l’histoire en attribue la fondation à Charlemagne, et son soubassement, sinon le reste de l’édifice, paraît bien être du VIIIème siècle.  Il est certain que cette tour est antérieure au Xème siècle² ;  l’absence de l’ogive le démontre.  La forme de quelques arcades en tiers-point pourrait faire présumer qu’elle est antérieure à l’architecture romane.  L’appareil de la voûte, des soubassements, dont les voussoirs n’ont que douze ou treize centimètres de largeur ;  les colonnes qui supportaient les pendentifs ;  les chapiteaux, dont le style imite le faire bysantin de l’époque la plus ancienne ;  quelques ornements rappelant la décadence du Bas-Empire ;  le goût arabe de quelques entrelacs ;  des palmettes et les bases dont le profil est une corruption de la base attique sembleraient même reculer la date de cette construction aux premiers siècles du christianisme.  Mais l’irrégularité que l’on remarque dans la proportion des chapiteaux et des colonnes, quelques fûts en marbre mêlés par hasard aux fûts de pierre, font penser ou que ces chapiteaux et ces colonnes appartenaient à quelque monument antérieur au clocher, et qu’on les ajusta dans cet édifice, ou bien que le clocher, tout comme l’église, fut détruit par les Normands et réédifié avec ses débris3.

             « Tout indique, dans la tour de Brantôme, dit Viollet-Leduc, une origine latine :  le système de construction, l’appareil, la forme des arcs ;  c’est un art complet, développé au point de vue de la construction.  Il  y a même, dans la proportion de cet édifice, une certaine recherche qui appartient à des artistes consommés ;  les vides, les saillies et les pleins sont adroitement répartis.  La rudesse de la partie inférieure, qui rappelle les constructions romaines, s’allie par des transitions heureuses à la légèreté de l’ordonnance supérieure.  Cette école, étrangère est supérieure à celle de Périgueux (cathédrale de Saint-Front), ne devait pas s’arrêter en si beau chemin ;  nous la voyons se développer de la manière la plus complète dans la construction du clocher de Saint-Léonard (Haute-Vienne). »

             Le clocher de Brantôme a été réparé en 1873 sous la direction de M. Abadie.

Abbé PRADiER, Visite aux monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Brantôme, 1898, pp. 31-35.

1 Viollet-Leduc, Dictionnaire d’Architecture.

²  M. Georges Bussière ne la fait remonter qu’au XIème siècle.

3 L’Abbé Audierne.

 

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POEME EN L’HONNEUR DE BRANTOME

 

O mon vieux bourg, quel fut ton sort depuis mille ans ?

Ton histoire, à coup sûr, n’est pas la grande histoire,

C’est un chapitre ou deux épars dans un grimoire,

Une légende ailée et qu’emporte le vent :

Un porche, un cloître, un mur, l’escalier d’un couvent…

 

Georges BUSSiERE

 

 

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COMMENTAiRES SUR BRANTOME AU XIXème S.

 

A Brantôme, la visite de l’abbaye prend d’ordinaire trop de temps pour qu’on en puisse consacrer à la ville elle-même, et c’est toujours avec le regret de laisser quelques recoins inexplorés qu’on s’éloigne de ce lieu charmant.  

Baron de Verneilh, 189o

 

 

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LE BOURG DE BRANTÔME AU DEBUT DU XIXème S.

 

Les Carnets de voyages de deux illustres Anglais parcourant les routes du Périgord nous renseignent, dans un style proche du journal intime, avec une précision remarquable, sur ce qu’était le pays de Brantôme au début du XIXème siècle…

 

         Brantôme, petit village du Moyen Âge, bâti sur une île de la Drône, et jadis entouré de murs, mais qui n’a d’intéressant que son heureuse position et sa belle abbaye de Bénédictins fondée par Charlemagne.

En arrivant, le voyageur remarque à peine les humbles toits rougeâtres de Brantôme ;  mais ses regards se portent aussitôt, et s’arrêtent, sur la ligne que lui présente, au pied du coteau, l’abbaye, ses longs et beaux édifices, son église, son clocher antique, dont toute l’architecture se dessine en gris sur le vert foncé des taillis, placés là comme fond de tableau.

         Les détails de ce joli paysage ont aussi leurs charmes.  Ces petits ponts qui joignent la ville à l’abbaye et à la plaine ;  ces eaux que l’on voit çà et là fuir sous de frais ombrages ;  ces maisonnettes et leurs galeries qui bordent la rive gauche ;  et, sur l’autre rive, cette suite d’énormes cavernes ouvertes en antre derrière l’abbaye, est autant de singularité.  Les cavernes que je viens d’indiquer sont autant d’ouvertures de carrières pratiquées au pied du coteau.  Quelques-unes ont été abandonnées aux pauvres de l’endroit, et la misère repose sous les voûtes d’où sortirent les murs d’une opulente abbaye.

         Le clocher de l’abbaye passe pour dater du temps de Charlemagne ;  je n’ai rien vu dans sa construction qui m’oblige de rejeter cette tradition.

Les cloîtres et une partie de l’église sont ruinés.  On doit moins regretter l’abolition de l’usage, au moins superstitieux, où étaient les femmes du pays de venir remuer trois fois le verrou de la porte de l’église, dans l’espoir de devenir fécondes.

         L’abbaye avait autrefois ses caves dans les carrières.  C’est dans cette partie que se trouvent deux bas-reliefs singuliers.  L’un représente un crucifix, accompagné à droite des saintes femmes et de saint Benoît ;  à gauche d’un seul religieux :  l’autre bas-relief me paraît figurer un mausolée.  Au milieu, on voit la Mort, soutenue par deux squelettes ;  au-dessous, deux anges embouchant la trompette ;  plus bas deux bénédictins à genoux, soutenus par deux anges ;  plus haut, une rangée de têtes monacales.

         Enfin, à un quart de lieue, nous avons vu un dolmen, monument barbare, comme on en voit partout, jusque chez les sauvages.  Je n’ai encore rien lu de raisonnable sur ces pierres.

         J’ai remarqué dans les moulins de Bourdeilles et de Brantôme deux sortes de meules, les unes provenant de Vigonat ou de carrières semblables, les autres de petits fragments de quartz argileux et irréguliers :  on m’a dit que les carrières de ces dernières meules se trouvaient à Richemont.

         Le lendemain, nous nous remîmes en route, longeant la rive droite de la Côle… 

 

Carnets traduits en 1828.  Cités par Marie-Pierre MAZEAU-JANOT dans L’Almanach du Périgourdin, 2oo7.

 

 

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UNE CHANSON A LA GLOiRE DES ViNS DE BRANTOME

 Quelques vers d’une chanson recueillie par les élèves de l’école primaire de Brantôme :

 

« Derrière ce vieux clocher que Charlemagne,

D'un coup d'épée, tailla dans la montagne,

Mûrit un vin blanc doux, meilleur que le champagne. »

 

 

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