Un recueil de textes divers, relatifs à Brantôme et présentés pêle-mêle...

N.B.  Ces extraits sont présentés avec, dans la mesure du possible, l'orthographe et la syntaxe originales.

 


 

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LA DRONNE A BRANTÔME

 

La Dronne pourrait dire :

             «A Brantôme, sans qu'aucun affluent terrestre m'ait débarbouillée, me voici propre, avenante, jolie, délicieuse, fraîche, franche, inépuisable.  Je ne suis plus un torrent d'eau funèbre, je suis une grande source qui coule, une fraîcheur qui va parce que les flots me sont venus des sources de fond qui jaillissent de mon lit même. »

L’école primaire de Brantôme

 

 

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LA FONDATiON DE L’EGLiSE DE BRANTÔME AU VIIIème S.

 

      L’an 769 Charlemagne savançant de nouveau vers Périgueux, jeta les fondations d’une église près de la rivière de Dronne (constituit basilicam iuxta fluvium Dronam), en  l’honneur du bienheureux Pierre, prince des apôtres...prince des Apôtres…  » nseigneur DUCHESNE (XVIIème s.), Traduction de la                

Chronique de Réginon. 

 

 

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POEME SUR BRANTÔME, AU XVIème S.

 

   Brantosme, ancien séjour des nymphes, non de l’homme

Rien ne vois, Périgord si joly que Brantosme.

Brantosme qui dedans soi les cheveux de hault pris

Garde éternellement de la belle Cypris,

Brantosme aux belles eaux dont la vertu surpasse

Celle que ces menteurs ont chanté de Parnasse

Ayant, sans y songer, fait poëte devenir

Celui qui d’en gouster ne faisait que venir.

Brantosme espouse de la Dronne,

Dronne qui, l’enserrant entre ses doubles eaux,

Ou plustôt l’accolant avec ses bras jumeaux

De ses moites chaleurs autre guerdon n’emporte

Qu’un baiser desrobé, sans entrer en la porte,

Et que presqu’à l’instant prendre congé lui fault,

Qui est-ce qu’au départ la fait crier si hault.

 

                          Antoine LOiSEL, avocat général de la Chambre de justice  (de passage à Brantôme en 158o...)

 

 

Br  00045

BRANTÔME ENSORCELEUSE, AU XXème S.

 

    Venise de verdure et d'eau douce

    Brantôme a, de tout temps, ensorcelé l'homme, visiteur ou habitant, d'un envoûtement particulier.  D'où provient donc ton charme ?  D'un mariage heureux de l'homme et du rocher...  Vous aimerez aussi, les soirs d'été, quand les illuminations font surgir de la nuit, en un tableau inoubliable et presque irréel, ces vieilles pierres enchâssées de verdures se mirant dans les eaux, vous arrêter un peu, et, du bruit du monde qui s'estompe au chant seul de l'eau qui suit sa course éternelle, vous élever vers ce clocher vainqueur des siècles qui, là-haut, au-dessus des bois enténébrés, montre le ciel tout constellé d'étoiles...

                                                                                                                                                   Jean SECRET, Brantôme en Périgord, texte de L. Grillou, éd. du  Périgord Noir, 1962.

  

Br  00044

ETYMOLOGiE DE BRANTÔME

     Brantôme.  Les origines de ce nom sont pour le moins obscures.  Une hypothèse se dégage, proposant le nom d’un personnage, Brantho, dit "le Muet".

Le Guide Vert,  Michelin,  Editions des Voyages,  2oo5.

 

Br  00052

LE CLOCHER DE L’ABBATiALE DE BRANTÔME

 

Monsieur Mafioli & la croix du clocher…

             Il y a environ 15o ans, Monsieur Mafioli, un ferronnier d'art est venu d'Italie, a fabriqué la croix que vous voyez au sommet du clocher :  il l'a installé sans échafaudage ! ! !  Une anecdote est restée dans les mémoires :  on raconte encore que Mafioli, une fois redescendu, s'est aperçu qu'il avait "oublié" sa casquette tout au bout de la croix et… qu'il a dû remonter la chercher !  A moins que cet artiste alpiniste n'ait voulu s'amuser en montrant, à tous, son courage, son habileté et… impressionner ceux qui préfèrent le plancher des vaches !

L’école primaire de Brantôme

 

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LA FONDATiON DE L’ABBAYE DE BRANTÔME

 

Les anciens écrits de l'Eglise de Périgueux racontent que saint Front, apôtre de la province, "trouva à Brantôme un temple de Mercure creusé dans la montagne, qu'il en détruisit les idoles et mit à la place de culte du vrai Dieu."

L’école primaire de Brantôme

 

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LA « GROTTE EFFONDREE » DE BRANTÔME

 

Il y a quelques années, un énorme bloc de rocher s'est effondré dans l'une des grottes attenantes à l'abbaye près de la Porte des Réformés.  Autrefois, cette grotte était utilisée comme débarras par les Brantômais.  Les gens y déposaient leurs vieux meubles, et tout ce qui les gênait. Peut-être qu'un jour on retrouvera quelques objets miraculeusement sauvés de la catastrophe !  Il n'y a pas si longtemps, des scieurs de long, les Auvergnats, pour gagner leur pain, venaient passer l'hiver à Brantôme. Ils travaillaient dans cette grotte !

L’école primaire de Brantôme

 

Br  00055

POEME EN L’HONNEUR DE BRANTÔME

 

BRANTOME

 

Perlo del Périgord, o viloto poulido

Filhôlo d’Emperur à la barbo flourido,

Que pregabo à toun brès i o douze cops cent ans,

Per te fâ ça que sès :  uno reino assitado

Entre l’aigo e la flour… en raubo satinado

Ount lei rais del soulel an pintrat de ribans.

 

Perlo t ses, perlo damoro !

Te saludem coumo se co’ro

Al temps glouriu de toun passat.

Te saludem, terro sanciero,

Per abe bist contâ Bussiero

Te saludem per ta bèutat !

                                                                                        Mery de BRAGEIRAT, poème pour la Félibrée de 1955

 

Br 00055

L’ABBAYE DE BRANTÔME, AU XVIIIème S.

 

Cette petite ville gothique, une des plus jolies du Périgord, n’a de monuments intéressants que  l’abbaye des Bénédictins qui date de Charlemagne, son fondateur ; il reste encore quelques parties du temps de la fondation même comme le clocher… 

François de PAULE LATAPiE, Inspecteur des Manufactures,  Journal de Tournée,  Brantôme en 1778.

  

Br  00056

LA FONDATiON DE L’ABBAYE DE BRANTÔME AU VIIIème S.

 

L’an 769 Charlemagne s’avançant de nouveau  vers Périgueux, jeta les fondations d’une église près de la rivière de Dronne  (constituit basilicam iuxta fluvium Dronam), en  l’honneur du bienheureux Pierre, prince des Apôtres…     

Mgr DUCHESNE  (XVIIème s.), traduction de la Chronique de Réginon

 

Br  00057

LE PARCOURS TROGLODYTiQUE DE BRANTÔME AU XXème S.

 

            Le parcours de Brantôme constitue un cheminement dans le temps, au cœur d’un site historique exceptionnel.  On y trouve une sorte de diagonale sur l’histoire de l’humanité ;  elle manifeste l’adaptation constante de l’espace aux modes de vie et aux croyances, qui n’ont cessé d’évoluer durant plusieurs millénaires.

            Brantôme est un lieu évocateur, inscrit dans une tradition symbolique, dans laquelle put s’épanouir  l’idéal de vie des moines de saint Benoît.  Le désert, lieu de solitude et de dénuement, facilite le regard intérieur, à  l’abri des tentations et des tromperies du monde.

L’eau, source de vie, est aussi la marque de la première initiation qui purifie l’homme.  Le rocher, enfin, évoque la solidité et la pérennité.  C’est dans la grotte, abri obscur creusé dans le rocher, au sein de la Terre-Mère, que se forme la vie humble et discrète.

            A chacun d’engager ce parcours, pour saisir peu à peu, à travers le temps et l’espace, le sens d’une démarche qui concerne tout homme.

Dominique AUDRERiE

 

Br  00058

LA FONDATiON DE L’ABBAYE DE BRANTÔME AU VIIIème S.

 

« Passant pour la seconde fois par cette province, Charlemagne jetta l’œil sur un lieu fort solitaire, nommé Brantholme et choisit une place entre les rochers et la rivière de Dronne pour y fonder une abbaye de l’ordre de Sainct Benoict…  »  

                                                                                                                      Père DUPUY, Estat de l’église du Périgord (XVIIème s.)

 

 

Br  00059  A & B

LES BAS-RELiEFS DES GROTTES DE L’ABBAYE DE BRANTÔME AU XIXème S.

 Un « jugement » sans appel de Léo Drouyn au milieu du XIXème s. :

 

          Jugement dernier très grossièrement sculpté ;  plusieurs parties épannelées, d’autres paraissent mutilées. 

 

Et, à propos du second panneau sculpté :

          Autre bas-relief :   Le Crucifiement

 Le Christ, pieds croisés, petit linge autour des reins.  La vierge et saint Jean, de chaque côté de la croix ;  au pied la Magdeleine qui embrasse la croix ;  près d’elle le vase de parfum.  Derrière, la ville de Jérusalem ;  au niveau des genoux, supérieur à gauche,  à droite une abbesse avec crosse, ou un jeune abbé.

Le bas-relief évidemment du XVIème siècle est terminé ;  il est mal dessiné et a tous les caractères de l’autre ;  il me paraît fait par la même main. Comme l’autre, les figures sont largement saillantes, les lèvres grosses, la figure ronde et bouffie ;  les draperies et la main sont assez mal dessinées.  C’est une assez mauvaise sculpture. 

Léo DROUiN,  notes  en marges de croquis, XIXème s.

 

 

 

 

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